Accès direct au contenu


Version française > La recherche > Thème de recherche n° 3: Métabolisme énergétique et cancer

Métabolisme énergétique et cancer

 

La dénutrition est si communément associée aux cancers qu’elle est considérée comme partie intégrante de leurs évolutions chez les patients. Sa prévalence varie de 10 à 50 % selon la localisation tumorale. Elle résulte d’un déséquilibre entre des apports alimentaires souvent réduits et des dépenses énergétiques augmentées. Ceci provoque une fonte du muscle squelettique, une moindre tolérance aux traitements anticancéreux et donc une diminution de la qualité de vie et de la survie du patient.

La compréhension des mécanismes moléculaires de la dépense énergétique aux niveaux des muscles squelettiques et du foie, mais également de la tumeur, des patients est donc nécessaire pour améliorer la prise en charge de la dénutrition cancéreuse. Nous avons examiné dans un modèle préclinique de dénutrition induite par le cancer l’implication d’altérations de la bioénergétique mitochondriale hépatique et musculaire dans l’augmentation des dépenses énergétiques. Nous avons ainsi montré une augmentation du gaspillage énergétique dans les mitochondries hépatiques en lien avec une modification des cardiolipines, phospholipides spécifiques des membranes mitochondriales. Les mécanismes reliant les altérations mitochondriales au métabolisme des cardiolipines, ou à l’accumulation d’intermédiaires du métabolisme des acides gras à chaîne longue (acylCoAs et acylcarnitines), sont étudiés avec des enjeux de recherche fondamentale et d’applications thérapeutiques.

        Deux études cliniques pilotes vont évaluer la pertinence de ces études mécanistiques chez les patients cancéreux. La première consiste à évaluer les altérations du métabolisme énergétique musculaire squelettique chez les patients dénutris atteints d’un cancer digestif (pancréas ou colon). La seconde étude examinera les altérations métaboliques énergétiques musculaires liées à l’état nutritionnel (indice de masse corporelle) de patientes atteintes d’un cancer gynécologique (ovaire ou endomètre).


Mise à jour de la page 15/12/2014

  • Facebook
  • twitter
  • google
  • imprimer
  • version PDF
  • Envoyer cette page

Retour au site institutionnel